15 mai 2016

RESULTATS SUR LA QUALITE DES ACCUEILS EN MILIEU SANITAIRE «AUCUN CRITERE N’A ETE RESPECTE», SELON CICODEV Featured

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Dakar, 12 Mai (Sud Quotidien) - «Aucun critère n’a été respecté dans toutes les structures de santé observées». C’est ce qui ressort des résultats de l’enquête et d’observation dans les structures de Santé du pays  concernant l’accueil dans ces milieux. Initiée par CICODEV Afrique, la restitution s’est faite ce jeudi 12 mai  à Dakar. Néanmoins, les centres de santé Gaspard Camara et Phillipe Maguilène Senghor ont été cités comme modèles.

Sur 10 localités du Sénégal couvertes par le projet, 27 structures de santé ont fait l’objet d’observation-enquête sur la qualité de leur accueil. Les patients interpellés sur les services, ont, tous, déploré la léthargie dans ces lieux. Ce qui a amené l’institut africain pour la citoyenneté, les consommateurs et le développement (CICODEV Afrique), initiateur de ce projet à déclarer: «aucun critère n’a été respecté dans toutes les structures de santé observées.»
 
En atelier ce jeudi 12 mai, son directeur exécutif, Amadou Cheikh Kanouté a souligné que pour observer l’accueil dans les structures sanitaires, «nous avons porté notre attention sur les points critiques suivants, l’accueil classique, l’accueil des urgences, l’accueil des malades hospitalisés, le comportement du personnel des structures, mais aussi nos recommandations.»  Et de poursuivre : «l’accueil est important parce que c’est le premier maillot  de la chaine des soins. Le malade et son accompagnant sont confortés, dit-on à 50%, quant ils se sentent bien accueillis et pris en charge par le personnel dès leur arrivée ».
 
Revenant sur les résultats obtenus, M. Kanouté a déclaré sur le premier point l’accueil classique qui concerne l’orientation des malades et accompagnants, seules 33,3% des structures observées disposent de panneaux d’orientation comprenant des images. Pour la facilité d’identification et présence de guichets d’accueil, 22% de ces structures  n’étaient pas identifiables et une, à savoir le poste de santé de Diamaguene/Saint-Louis n’en disposait même pas. Parlant de la propreté dans ces sites, les enquêteurs ont déclaré que cette donne faisait l’exemption.
 
«Globalement 18,5% n’étaient pas propres au moment de la visite, 29,6% sentaient mauvais, plus grave encore 26% des toilettes d’hospitalisation étaient dans un état similaire d’impropreté », a fait savoir M. Kanouté.  

 
Revenant sur l’importance de mettre en place ces outils, ledit directeur exécutif a soutenu : « Fatick et Kolda ne disposent pas encore de guichet d’accueil et pourtant en 2014, le ministère de la santé et de l’action sociale (Msas) avait recommandé à tous les hôpitaux de mettre en place ce type de guichets. Leur absence peut constituer un frein pour le respect de la pyramide sanitaire par les usagers et l’efficacité de la prise des malades dans le cadre de la couverture maladie universelle».
 
Sur le volet hospitalisation, CICODEV a attesté que dans 18,5% des salles d’hospitalisation, les lits n’étaient pas en quantité suffisante alors que les draps pour 37% des lits des salles d’hospitalisation n’étaient pas propres. Sur la restauration des patients et accompagnants, l’enquête révèle que les hôpitaux de Pikine et Fatick observés, ne disposaient pas de service de restauration et il existe même du favoritisme et un mauvais comportement du personnel.
 
Gaspard Camara et Phillipe Maguilène Senghor, des modèles à imiter
 
Dans ce lot de manquements, des structures de santé comme Gaspard Camara, Phillipe Maguilène Senghor ont été plébiscités par les enquêteurs qui ont estimé qu’elles doivent être un modèle d’inspiration pour les autres. Toutefois, les acteurs se sont désolés du fait que  le Sénégal, considéré comme le pays qui investit plus dans la sous-région dans ce domaine, hormis la Cote d’Ivoire, que son système sanitaire, peine à éradiquer ces manquements.  
 
M. Kanouté a, par ailleurs, exigé l’application stricte de la note du (Msas) concernant la mise en place par toutes les  structures de santé d’un guichet d’accueil pour les urgences afin qu’au besoin, la référence des cas urgents vers les autres structures de santé de niveau supérieur de la pyramide puisse se faire de manière efficace.
Mais aussi, vulgariser le système 5S (séparer, systématiser, salubrité, standardiser et se discipliner) dans toutes les structures sanitaires et favoriser l’échange d’expériences entre les structures qui l’appliquent déjà et les autres.
 
Rappelons que l’étude réalisée par l’institut panafricain entre dans le cadre de la campagne «pérennisons la CMU». Elle a concerné les localités de Dakar-ville et sa banlieue, Fatick, Saint-Louis, Kébémer, la Commune de Diokoul Ndiawrigne, Tambacounda, Kédougou, Kolda et Ziguinchor avec 8 hôpitaux, 9 centres de santé et 10 postes de santé.

Source:  www.sudonline.sn

LIRE LE DOCUMENT DE SYNTHESE DES RESULTATS

 

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