23 mai 2015

Affamée l’Afrique nourrit pourtant le monde Featured

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Depuis le début des années 2000 en Afrique, près de 56 millions d’hectares de terres arables ont été cédés à des investisseurs étrangers. Les acquéreurs viennent principalement des pays émergents (la Chine et l’Inde notamment)...

 

17 Mai 2015 - Dakar

Du fait de leur importante démographie, ces pays ont un besoin considérable en ressources alimentaires. En outre, avec le changement climatique, les récoltes sont de plus en plus mauvaises. Ce qui fait flamber le prix des produits alimentaire et en font des produits de vente lucratifs. En bref, les produits alimentaires sont vus comme un investissement juteux. D’où cette ruée vers les terres d’un continent qui abrite environ 60% des terres non cultivées du monde et 37% des terres arables. Les pays les plus courtisés sont la RDC (2e au niveau mondial, avec 8 millions d’hectares), l’Ethiopie (3e avec 5,3 millions d’hectares), le Soudan (7e) et Madagascar (9e).

L’Afrique contribue donc à nourrir et à enrichir le reste du monde. Pourtant, c’est le continent qui souffre le plus d’insécurité alimentaire comme en témoigne la famine qui a ébranlé la corne de l’Afrique en 2011 et qui a causé 29 000 morts rien qu’en Somalie. Comment expliquer un tel paradoxe ? L’agriculture en Afrique est encore fortement soumise aux fluctuations du climat. D’où la nécessité de développer les techniques d’irrigation. En outre, il faut reconnaitre qu’en Afrique l’agriculture familiale est peu modernisée, ce qui ne favorise pas la productivité.

Il est temps que l’agriculture soit davantage prise au sérieux en Afrique. Contrairement à une répandue être paysan n’est en rien dégradant. Au contraire, ils ont un grand rôle à jouer dans l’émergence du continent. Le potentiel foncier de l’Afrique doit être bien exploité et non bradé. C’est d’autant plus important que l’Afrique connait une importante croissance démographique. Ce sont plusieurs centaines de millions d’hommes, de femmes et d’enfants qu’il faudra nourrir. Brader les terres, c’est compromettre l’avenir des générations futures.

Source: Flammes d'Afrique

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